Raon l’Etape (Saint-Luc)

 

La première mention d’un orgue remonte à 1754. L’instrument, dont nous ne savons pas grand chose, resta en place pendant la révolution puis fut vendu en 1830 à Nompatelize, car il fallait démolir l’église pour la reconstruire. La nouvelle église resta sans orgue jusqu’en 1865. Construit par Jean Nicolas JEANPIERRE et composé de 41 jeux répartis sur 3 claviers, l’instrument avait un buffet somptueux dessiné par Léopold Gigout, architecte à Nancy. Il fut réceptionné par Théophile Stern, organiste du Temple-neuf à Strasbourg et par Romary Grosjean, organiste de la cathédrale de Saint-Dié. Cet instrument fut longtemps le deuxième orgue du département, après celui de la cathédrale. Il marqua une évolution de JEANPIERRE vers une esthétique plus symphonique. L’instrument fut détruit entièrement par les obus en août 1914.

Composition vraisembable de l’orgue JEANPIERRE (1865).

Grand orgue – 54 notes

Positif – 54 notes

Récit expressif – 54 notes

Pédale

Bourdon 16 – Montre 8 – Bourdon 8 – Flûte harmonique 8 – Gambe 8 – Prestant 4 – Flûte à cheminée 4 – Flûte octaviante 4 – Doublette 2 – Mixture – Bombarde 16 – Trompette 8 – Clairon 4

Montre 8 – Bourdon 8 – Flûte harmonique 8 – Salicional 8 – Prestant 4 – Flûte à cheminée 4 – Dulciane 4 – Doublette 2 – Trompette 8 – Euphone 8

Bourdon 8 – Flûte harmonique 8 – Gambe 8 – Voix céleste 8 – Flûte octaviante 4 – Trompette 8 – Basson hautbois 8 – Clarinette 8 – Voix humaine 8 – Cor anglais 8

Contrebasse 16 – Bourdon 16 – Flûte 8 – Gambe 8 – Flûte 4 – Bombarde 16 – Trompette 8 – Clairon 4

Un nouvel orgue construit par Joseph RINCKENBACH fut inauguré en 1931 par Corrigeux, organiste de Raon l’Etape et par le jeune Gaston Litaize. L’instrument comprenait 45 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier, avec une traction électro-pneumatique des notes et des jeux. Endommagé en novembre 1944 par les bombes américaines, l’instrument ne fut réparé qu’en 1955 par la maison ROETHINGER de Strasbourg qui mit à cette occasion une nouvelle console.

Remis en état en 1982 par Michel GAILLARD de la manufacture d’orgues franc-comtoises AUBERTIN, l’orgue fut à nouveau démonté en partie en 1990 par la même maison. Cet instrument constitue le meilleur témoin de la facture post-symphonique dans le département des Vosges.

La console de l’instrument est indépendante, la transmission est électro-pneumatique pour les notes et les jeux. La tuyauterie, de facture industrielle, est de Rinckenbach.

GRAND ORGUE – 56 notes

POSITIF EXPRESSIF – 56 notes

RECIT EXPRESSIF  – 56 notes

PEDALE – 32 notes

Montre16 – Montre 8 – Bourdon 8 – Flûte majeure 8 – Gemshorn 8 – Prestant 4 – Flûte 4 – Nazard 2 2/3 – Doublette 2 – Tierce 1 3/5 – Basson 16 – Trompette 8 – Clairon 4

Bourdon 16 – Diapason 8 – Cor de nuit 8 – Salicional 8 – Unda Maris 8 – Flûte douce 4 – Quinte 2 2/3 – Flageolet 2 – Mixture 3 rgs – Cromorne 8  – Voix humaine 8

Quintaton 16 – Principal 8 – Flute harmonique 8 – Viole de gambe 8 – Voix céleste 8 – Fugara 4 – octavin 2 – Plein jeu 4-5 rgs – Bombarde 16 – Trompette 8 – Clairon 4 – Basson hautbois 8

Flûte 16 – Soubasse 16 – Quinte 10 3/5 – Basse ouverte 8 – Bourdon 8 – Violoncelle 8 – Flûte 4 – Bombarde 16

 

 

Le grand-orgue ayant été anéanti durant la première guerre mondiale, il fut envisagé d’installer l’orgue de l’ancien grand séminaire, actuel hôpital de Foucharupt à Saint-Dié. L’instrument avait été posé en 1901 par la maison JAQUOT-JEANPIERRE et Fils et il était composé de 6 jeux, tous placés dans une boite expressive. L’instrument fut à son tour anéanti lors des bombardements américains.

Un nouvel orgue de chœur fut installé vers 1946 par Louis GEORGEL, facteur à Eurville en Haute Marne. Il s’agissait d’un orgue d’occasion, construit vers 1910 par Edouard MUSSILLON, facteur nancéien. Les tuyaux sont enfermés dans une boiserie en chêne. La transmission est mécanique pour les jeux et les notes.

CLAVIER MANUEL EXPRESSIF

73 touches au clavier – 58 notes au sommier

Bourdon 16 – Principal 8 – Bourdon 8 – Flûte 8 – Gambe 8 – Flûte octaviante 4 – Basson 8 – Hautbois 8.

PEDALE : Sousbasse 16 (emprunt pneumatique au GO )

 L’association Vosges Avenir a lancé un projet de restauration de l’instrument.

 

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