Moyenmoutier

L’abbaye de MOYENMOUTIER fut fondée en 671 par saint Hydulphe. L’église actuelle, de style classique  , fut construite entre 1765 et 1776. Il s’agit de la plus belle église du XVIII° conservée dans les Vosges. Pour en savoir plus dès à présent sur l’abbaye, visitez le magnifique site de l’office du tourisme du Pays des Abbayes .

Un orgue était assurément présent à l’abbaye à une date très ancienne, mais les archives n’en ont pas conservé la trace. Un autre instrument a été installé dans les années 1770/1780. Ce grand orgue était composé de 35 jeux sur 4 claviers et pédalier. Le nom du facteur est inconnu. La tradition locale attribue la réalisation de l’instrument à Nicolas DUPONT mais cela est contesté par les experts. D’autres noms sont avancés comme Dom Bedos de Celles ou celui du facteur alsacien Bergäntzel. Selon l’hypothése la plus vraisemblable, l’instrument aurait été construit par Barthélémy CHEVREUX.

L’orgue fut l’objet de nombreuses convoitises pendant la révolution mais resta sur place. En 1803, la mairie de SAINT-DIE réclama l’instrument afin de l’installer à la cathédrale dépourvue d’orgue. Le transfert eu lieu en 1803. L’orgue fut démonté par le menuisier Caussin en 74 journées, transporté à l’aide de 78 bêtes d’attelage et remonté par Grégoire RABINY et François CALLINET à la tribune de la cathédrale.

En 1841, il fut envisagé de redonner à l’abbatiale un nouvel instrument. Jean Nicolas JEANPIERRE et l’abbé Etienne, curé de Ban de Sapt, fournirent des devis jugés trop élevés. En 1869, la commune tenta de revendiquer la propriété de l’orgue de la cathédrale, puis de guerre lasse, décida d’en construire un nouveau. Le souvenir de l’orgue précedent et des conditions de son transfert étant toujours vivace, le curé décida d’en faire copier le buffet, qui fut réalisé par l’ébéniste Couturieux de Mirecourt.

La partie instrumentale fut confiée à Charles DIDIER, installé à Luxeuil à cette époque. Un relevage eu lieu en 1912 par Henri DIDIER, fils de Charles. Lors de la premiére guerre mondiale, l’instrument ne fut démonté qu’en 1918 par Théodore JACQUOT, entreposé à Rambervillers puis remonté avec beaucoup de difficultés dans les années vingt. L’instrument fut joué par Gaston Litaize dont les parents habitaient Moyenmoutier.

Positif de dos – 50 notes

Grand-orgue – 50 notes

 

Bourdon 8 – Montre 4 – Flûte à cheminée 4 – Nazard 2 2/3 – Doublette 2 – Tierce 1 1/3 –

Larigot 1 1/3 – Fourniture 3 rgs – Cymbale 3 rgs – Carillon 2 rgs – Cromorne 8 B et D –

Voix humaine 8 D –

Bourdon 16 – Montre 8 – Bourdon 8 – Gros Nazard 5 1/3 – Prestant 4 – Flûte à cheminée 4 –

Grosse Tierce 3 1/5 -Petit Nazard 2 2/3 – Doublette 2 – Quarte de nazard 2 – Petite Tierce 1 3/5 – Grand cornet 5 rgs –

Fourniture 3 rgs – Cymbale 3 rgs – Trompette 8 B et D – Basse de trompette 8 – Dessus de Hautbois 8

Récit : 27 notes : Cornet 5 rgs

Echo : 27 notes : Cornet 5 rgs

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Pédale : 17 notes : Bourdon 16 – Montre 8 – Flûte 8 – Bombarde de bois 16 – Trompette d’étain 8

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I / II à tiroir – Tremblant doux.

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L’orgue actuel, dont le buffet est une copie de l’orgue transféré à la cathédrale de SAINT-DIE en 1803, est situé sur une tribune de pierre, au dessus de l’entrée. La console est en fenêtre, fermée par deux portes. La transmission est mécanique pour les jeux et les notes. La tuyauterie est de Charles DIDIER.

Positif de dos expressif – 54 notes

Grand Orgue – 54 notes

PEDALE – 25 notes

Bourdon 8 – Salicional 8 – Voix céleste 8 – Montre 4 – Flûte traversiére 4 – Nazard 2 2/3 – Basson hautbois 8 – Clarinette 8

Montre 16 – Bourdon 16 – Montre 8 – Bourdon 8 – Flûte harmonique 8 – Gambe 8 – Prestant 4 – Flûte octaviante 4 – Doublette 2 – Fourniture 4 rgs – Trompette 8 – Cor anglais 8

 

Violoncelle 16 – Bourdon 16 – Flûte 8 – Bombarde 16 – Trompette 8 – Clairon 4 –

Accouplement II / I – Tirasses I et II – Appel anches II – Appel anches pédale – Trémolo

Le buffet

Construit par Couturieux de Mirecourt, le buffet est la copie de l’orgue de la cathédrale de Saint-Dié. Auto-porteur, il comporte encore plafonds et portes arrières. La façade et le buffet sont en chêne, les parois latérales et arrière du grand corps sont en chêne pour les montants et en sapin pour les panneaux. Les plafonds sont en sapin. Les tuyaux de façade sont en étain.

Le plafond de l’abbatiale présentant quelques risques de chute de pierre, un filet (vert) a été tendu sous la voûte.