Les DIDIER

 

Charles DIDIER  (Etival 1831 – Moyenmoutier 1881).

Fils du charpentier Nicolas Didier, Charles DIDIER est né le 9 mai 1831 à Etival. Il entre comme apprenti chez Jean Nicolas JEANPIERRE à Nompatelize. Il se perfectionne ensuite dans l’atelier de Joseph MERKLIN à Paris. Vers 1880, il s’installe à Luxeuil en Haute Saône et il y confectionne de nombreux instruments : Beaujeu, Breurey les Faverney, Faverney, Fougerolles, Fresse, Lure, ceux de l’abbatiale et du petit séminaire de Luxeuil, Radon, Ronchamp, Vesoul.

En 1877, il revient dans les Vosges pour la construction de l’orgue de Rupt sur Moselle avant de s’établir à Moyenmoutier pour y signer son chef d’œuvre en 1880. C’est là qu’il meurt subitement le 16 décembre 1881, laissant l’orgue de Senones inachevé.

Réalisation de Charles DIDIER dans les Hautes Vosges :

  • 1865 : ETIVAL : orgue presque neuf,
  • 1877 : RUPT sur MOSELLE : orgue neuf,
  • 1880 : ENTRE DEUX EAUX : transformation,
  • 1880 : MOYENMOUTIER : orgue neuf,
  • 1881/82 : SENONES : orgue neuf, achevé par son fils.

  

Henri DIDIER (Luxeuil 1861 – Mattaincourt 1918)

Henri DIDIER est né à Luxeuil le 16 août 1861. Il suit une bonne scolarité au petit séminaire de Luxeuil et apprend les rudiments de la facture dans l’atelier de son père. A la mort de celui-ci, il se fixe à Moyenmoutier pour achever l’orgue de Senones.

Pris en affection par l’abbé Edmond Simonet, prêtre et organiste à la Martinique, il rejoint les Antilles et y construit une dizaine d’instruments en Martinique, trois orgues à la Guadeloupe, six orgues au Venezuela et deux orgues à Trinidad. Il revient en France en 1889 et installe ses ateliers à Epinal. En 1890, l’abbé Simonet propose à Charles MUTIN et à son beau-frère Joseph KOENIG de s’associer à DIDIER, association éphémère qui dura un an sous la raison sociale de « Mutin et Cie ».

L’abbé Simonet, également rentré dans les Vosges, continue à soutenir Henri DIDIER et lui procure de nombreux projets. A cette époque DIDIER engage plusieurs élèves de CAVAILLE-COLL : les harmonistes Delacroix, Albert Christmann, Fernand Prince ainsi que le mécanicien Pano. La maison prospère dans les années 1890/1900, aboutissant à la réalisation de ses chefs d’œuvres : l’orgue de la cathédrale de Laon et celui de Saint-Nicolas à Nancy. Dans les Vosges, son activité se concentre sur la livraison de petits orgues de série et sur la  » modernisation » des instruments anciens.

Après 1900, les affaires commencent à se gâter et la qualité des instruments s’en ressent: tuyaux en spotted et transmission pneumatique tubulaire de qualité assez médiocre. Un procès intenté par la maison Cavaillé-Coll et un incendie contribuent à aggraver la situation financière. DIDIER, cherchant des capitaux, s’associe en 1903 à Joseph Fricotel, électricien, sous la raison sociale  » H. DIDIER et Cie ». La conjoncture n’étant pas bonne pour la facture d’orgues (séparation de l’Eglise et de l’Etat, première guerre mondiale…), les affaires périclitent et il laisse à son fils Charles Didier en 1918, une entreprise difficile à remonter.

Réalisation d’Henri Didier dans les Hautes Vosges.

  • 1882 : SENONES : achèvement de l’orgue
  • 1885 : FRESSE sur Moselle : orgue neuf
  • 1890 : LUSSE : transformation de l’orgue JEANPIERRE
  • 1895 : PROVENCHERE sur FAVE : orgue neuf
  • 1895 : SAINT-DIE : église saint Martin : orgue de chœur neuf
  • 190 : VAGNEY : transformation de l’orgue du XVIII°
  • 1902 : LA PETITE RAON : orgue neuf
  • 1904 : SAINT-DIE : église saint Martin : grand orgue neuf
  • 1905 : LA BRESSE : orgue de chœur neuf
  • 1905 : SAINTE MARGUERITE : orgue neuf
  • 1908 : GERARDMER : transformation de l’orgue Grossir
  • 1912 : MOYENMOUTIER : relevage.

 

Autres instruments d’Henri DIDIER :

  • Orgues neufs dans les Vosges : Saint-Ouen, Uxegney, Neufchateau, Mattaincourt, Adompt, Epinal, Remoncourt, Fontenoy le Chateau, Damas aux Bois, Saint Nicolas de Neufchateau, Bruyéres, Brouvelieures …
  • Orgues neufs aux Antilles : Notre Dame de la Délivrance, Saint Etienne du Centre, Saint Laurent du Lamentin, Notre Dame de la Consolation, Fort de France, Lamentin, Morne Rouge, Saint Pierre et saint Paul…
  • Orgues neufs au Venezuela : Maiquetia, La sainte chapelle à Caracas, Notre Dame de la Guayra, Notre Dame de la Pastora…
  • Autres réalisations : Faucogney (70) , Beaujeu (70), Marchaux (25), Fresse (70), Ronchamp (70), Angers, Orges (70), collège catholique de Besançon, Gondrecourt (55), Eurville (52), Lorquin ( Alsace Lorraine – sic !! -), pensionnat des frères Belfort, Coutrisson (55), Neuviller (54) …

François DIDIER (Epinal 1894 – Metz 1939)

Fils d’Henri, François DIDIER est né le 10 mars 1894 à Epinal. Il participe à la première guerre mondiale et revient prendre la suite de son père en 1918. Il s’installe au 24 de la rue de la Préfecture grâce à l’aide de Joseph VOEGTLE, ancien contremaitre d’Henri DIDIER. VOEGTLE s’installe rapidement à son compte et s’attache l’ancienne clientèle des DIDIER. Ayant peu de commandes dans les Vosges alors qu’elles affluent en Meurthe et Moselle, Charles DIDIER quitte Epinal et s’installe à Vandoeuvre puis à Nancy vers 1927. Il vend son fonds à la maison JACQUOT de Rambervillers en 1930 et meurt à Metz le 5 juin 1939.

Réalisations en dehors des Vosges:


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