Cornimont

Selon Léon Schwab, un orgue fut inventorié en 1796, déclaré hors d’usage et estimé à 6 francs . Un document de l’administration départementale fait effectivement état de la présence d’un orgue à Cornimont, ville natale des JEANPIERRE.

La commune signa en 1870 un marché avec la maison JAQUOT-JEANPIERRE de Rambervillers pour un orgue neuf coûtant 22 100 fr, dont 15 000 payés par Georges Perrin, industriel et maire de Cornimont. Jean Nicolas Jeanpierre installa un orgue initialement prévu pour l’exposition universelle de 1867, mais qui n’avait pas été prêt à temps. L’instrument comptait 30 jeux dont 5 emprunts, sur 3 claviers et pédalier. De conception très originale, il comportait notamment un sommier de positif et récit de 18 registres et 4 layes, enfermé dans une boite expressive et un clavier de grand-orgue servant surtout de clavier centralisateur. L’orgue fut reçu le 30 novembre 1871 par Romary GROSJEAN, organiste de la cathédrale de Saint-Dié et par Liehrmann, organiste à Raon.

Composition proposée par Jean Nicolas JEANPIERRE le 9 mai 1870.

Positif expressif

54 notes

Grand-Orgue

54 notes

Récit expressif

54 notes

Bourdon 16* – Flûte 8* – Bourdon 8 – Flûte harmonique 8 – Gambe 8 – Flûte octaviante 4 – Dulciana 4 – octavin 2* – Fourniture* – Basson Hautbois 8* – Clarinette 8*
Montre 8 – Bourdon 8 – Ophycléiflûte 8 – Prestant 4 – Flûte à cheminée 4 – Trompette 8 B et D – Clairon 4 –

Flûte harmonique 8 ** – Gambe 8 ** – Voix céleste – Flûte octaviante 4 ** – Basson Hautbois 8 ** – Clarinette 8 ** – Voix humaine 8

Pédalier 25 notes :

Bourdon 16 – Montre 8 – Ophicléiflûte 8 – Trompette 8

 

nb : (*) : jeux de combinaisons —- (**) : emprunt positif

Suite à des dommages de guerre, la maison JACQUOT-LAVERGNE intervint en 1946 et remplaça le grand sommier commun du positif et du récit. Aprés avoir subi des infiltrations d’eau, l’instrument fut entiérement reconstruit par Curt Schwenkedel en 1960 qui réalisa un orgue « néo-baroque ». Seuls quelques jeux de Jeanpierre et sommiers furent réutilisés dans le nouvel instrument. L’orgue fut inauguré le 23 juillet 1961 par Gaston Litaize qui était également l’auteur de la composition.

La console est indépendante et placée à l’extrémité droite de la tribune, tournée vers son centre et fermée par un rideau coulissant . La transmission des notes et des jeux est électro-pneumatique. la tuyauterie de Jeanpierre est déjà de facture industrielle parisienne, très probablement de Narcisse Mary, comme à Saulxure sur Moselotte. Elle a été réharmonisée par Schwenkedel en 1959, en grande partie en plein-vent, puis à nouveau réharmonisé en 1991 par la maison Muhleisen de Strasbourg . Des travaux ont été réalisés en 1992 pour réparer les dégâts de la foudre . Enfin le cromorne, instable a été réharmonisé en décembre 2002 ( Source : Maison Muhleisen ).

GRAND ORGUE – 56 notes

POSITIF – 56 notes

RECIT EXPRESSIF – 56 notes

Bourdon 16 – Montre 8 – Flûte à fuseau 8 – Prestant 4 – Flûte à cheminée 4 – Doublette 2 – Fournitures 4 rgs – Cymbales 3 rgs – Trompette 8

Bourdon à cheminée 8 – Prestant 4 – Doublette 2 – Larigot 1 1/3 – Sesquialtera 2 rgs – Cymbale 5 rgs – Cromorne 8

Principal 8 – Flûte conique 8 – Unda Maris 8 – Principal 8 – Flûte conique 4 – Quinte 2 2/3 – Quarte 2 – Tierce 1 3/5 – Cymbale 4 rgs – Trompette 8 – Clairon 4

PEDALE – 32 notes

Soubasse 16 – Bourdon 16 – Principal 8 – Bourdon 8 – Prestant 4 – Fourniture 3 rgs- Bombarde 16 – Trompette 8 – Clairon 4

Le buffet néo-gothique de Jacquot-Jeanpierre n’a pas été réutilisé pour le nouvel instrument et a disparu. La nouvelle boiserie de l’orgue actuel se limite à un soubassement en contre-plaqué chêne clair, surmonté des tuyaux de façade, en étain, sauf 22 tuyaux en cuivre, avec écussons en ogive.