Bussang

Orgue de Bussang      Lac vert     Moriville    
Raon : saint Georges           Taintrux

 

En 1837, la municipalité de Bussang lança un appel d’offres auprès de plusieurs pour la construction d’un orgue. Joseph Callinet, de Rouffach, refusa le procédé, estimant que ses prix correspondaient à la qualité de son travail et qu’il ne les baisseraient pas à moins « de faire de l’ouvrage à la pacotille ». Jean Nicolas JEANPIERRE emporta le marché pour 3800 fr et construisit l’orgue qui fut achevé en 1838. Le devis initial prévoyait la construction de l’instrument en deux phases, le positif devant être construit ultérieurement. L’instrument aurait du être inauguré par Romary GROSJEAN , alors organiste à Remiremont, mais malade, il ne vint pas à Bussang . A partir de novembre 1838, la municipalité paya un organiste à raison de 130 fr par an.

Composition d’origine d’après le traité du 12 juin 1837 .

GRAND ORGUE / 56 notes

PEDALE / 18 notes

Bourdon 16 – Bourdon 8 – Flûte 8 – Montre 4 – Nazard 2 2/3 – Doublette 2 – Sifflet 1 – Grand Cornet 5 rgs – Fourniture 3 rgs – Cymbale 2 rgs – Trompette 8 ( Dessus) – Clairon 4 B et D

Bourdon 16 – Flûte 8 – Flûte 4 – Trompette 8 –

Sur la demande du curé, Jeanpierre plaça un Basson-Hautbois au grand orgue.

En 1867, Jeanpierre revint à Bussang et proposa de remplacer les soufflets cunéiformes par une « soufflerie Cummins », de compléter la basse de trompette et le clairon dans le dessus. Il semble que ces travaux n’ont jamais été réalisés. L’idée d’achever le positif de dos était à présent abandonnée.

La maison Jaquot-Jeanpierre et Cie intervint en juillet 1867 et posa trois jeux neufs ( Salicional 8 ou Gambe 8, Voix céleste 8 et Trompette 8 ). Le clavier et les registres furent changés en 1894. En 1914, un projet de récit expressif resta sans effet et en 1919, la maison Jaquot modifia à nouveau la composition: la fourniture fut remplacée par un Nazard 2 2/3, le Basson Hautbois par une flûte harmonique 8 et la trompette de pédale par un Basson 8-16.

Après un nettoyage en 1934 et la réparation de petits dommages après 1945, par la maison Jacquot Lavergne , l’orgue fut néo-classicisé par Christian Guerrier qui posa en 1977 une Fourniture neuve.

Les sommiers, en chêne, sont de Jeanpierre. La console, en fenêtre, est fermée par deux grandes portes qui descendent jusqu’au sol. Le clavier et les registres sont de Jacquot. La mécanique suspendue et le tirage mécanique des jeux sont de Jeanpierre. Les jeux rescapés de Jeanpierre sont de très belle facture, avec un métal très étoffé et des soudures larges et régulières.

Composition actuelle.

GRAND ORGUE / 56 notes

PEDALE / 18  notes

Bourdon 16 J – Montre 8 J – Bourdon 8 J – Flûte harmonique 8 Ja – Gambe 8 Ja – Prestant 4 JNazard 2 2/3 Ja – Doublette 2 J – Cornet 5 rgs J – Fourniture 3 rgs G – Trompette 8 Ja – Clairon 4 J .

Soubasse 16 J  – Flûte 8 J – Flûte 4 – Basson 16 Ja

J : Jeanpierre – Ja : Jaquot – G : Guerrier

La boiserie est dans la lignée des ouvrages du jeune Jeanpierre, très proche des buffets de Moriville, Ménil, Raon l’Etape, Lusse et Taintrux, avec les entablements brisés des plates-faces, évoquant les Callinet. Comme à Raon l’Etape, le soubassement est précédé de quatre puissances colonnes néo-classiques. Le meuble est en chêne verni, avec ornements dorés. Les tuyaux de façade sont en étain, avec écussons rapportés en plein-cintre dans les tourelles et imprimés en triangle dans les plates-faces. Le buffet du positif de dos n’a jamais abrité de tuyauterie et reproduit le dessin du grand-orgue. Les tuyaux de façade sont muets.

Publicités